3 ET 5 janv ( 1924-97): Le créateur du juron-onomatopée

Il y a 20 ans, Gaston, le Marsupilami et Pompon pleuraient Franquin

Il y a 20 ans en ce début janvier, le 5 exactement, disparaissait André Franquin, l’un des plus grands auteurs de BD belge dont les personnages sont tour à tour drolatiques, souriants, raisonneurs ou tristes, paresseux ou courageux. Disparu pratiquement jour pour jour, 74 ans après ce 3 janvier 1924 qui a vu sa naissance a su distraire, réconforter, détendre et faire sourire des générations.

Ces personnages ont ravi la jeunesse de nombre d’enfants et fait sourire beaucoup d’adultes. Ses héros furent nombreux et célèbres. Il faut donc se raisonner à n’en évoquer que quelques unes de ses créations d’importance, qui ont marqué l’histoire de la BD.

 

Pilier incontournable de la BD franco-belge, il doit ses débuts en 1946 à Jijé dont il reprendra Spirou et sa série vedette Spirou et Fantasio. Il en profitera pour y faire connaître entre autres de ses personnages Zorglub et le célèbre, facétieux et incontrôlable animal de rêve, le Marsupilami insaisissable.

 

Les relations humaines parfois plus dures à vivre que les personnages de rêve, en 1956, André Franquin se brouille avec Charles Dupuis. Il rejoint alors le Journal de Tintin et lance son plus célèbre personnage Gaston Lagaffe.


Souvenez-vous, faites un bond en arrière. Gaston arrive au journal de Spirou. Il arrive endimanché dans un costume tristounet avec un noeud papillon autour du cou et aux pieds des chaussures de ville comme on disait à l’époque. Mais très vite notre splendide fainéant adoptera sa tenue de toujours: jean pas toujours clean, pull à col roulé qui manque de longueur et espadrilles bleues.

 

Ah ces espadrilles qui ont fait froncer les sourcils à la petite ville de Mauléon où on les fabrique depuis des décennies. Elles étaient si laides ces premières espadrilles d’un orangé délavé que Mauléon en a fait parvenir une paire bleue à Gaston via André Franquin. Ce dernier les adopte et c’est décidé dorénavant Gaston ne mettra plus que des espadrilles bleues pour la plus grande joie des Mauléonais.


Comme son nom l’indique, il n’en rate pas une et de gaffe sur gaffe c’est également un gros fainéant qui ne sait pas grand chose sur à peu près tout. Et puis au cours des années notre héros, notre indolent compagnon de rêve devient futé , astucieux inventif même…

 

Souvenons nous de sa méthode de classement en suspendant ses fiches à son cactus géant. Toujours en S il semble nonchalant, jamais énervé au travail. Et ses amours avec Mademoiselle Jeanne qui n’aboutissent jamais, sa timidité légendaire, son côté idéaliste, ses rêves qui ne se concrétisent jamais.  Fumeur à ses débuts il stoppera rapidement et se complaira en compagnie de personnages qui lui ressemblent tel la bévue, manu, Gugusse , tous dégustant des sardines en boîte, les fameux Pilchards, beaucoup de conserves et des crêpes. Et ces « M’enfin », cette expression qui lui revient en permanence tels ses tics qu’il affectionnait autant que son chat. Premier défenseur de la cause animal, rien ne l’empêche de sauver les animaux.

 

Souvenez-vous du homard sauvé de la cuisine d’un restaurant, de la dinde de Noël qui échappe à la casserole et son poisson rouge tant aimé, le fameux Bubulle, sa souris Cheese.

 

Bref vous l’aurez compris, j’aime Franquin, j’adore Gaston Lagaffe et quand rien ne va , je me dépêche d’ouvrir un de ces albums que je conserve précieusement pour me réjouir et oublier que le monde n’est pas comme l’aurait aimé Gaston et André son père.


Bon nouvel an à tous et vive Gaston. Tu me manques André.

 

Petite anecdote:

Mon ami Paul me disait un jour où nous devisions sur Gaston cet anti-héros sympathique:

« Il ferait un excellent journaliste de télévision actuellement » (sic!).

 

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